Historique

Penthéréaz en quelques chiffres :

  • District : Gros-de-Vaud
  • Habitants : 420 (05.07.2017)
  • Surface : 566 ha
  • Altitude : 623 m
  • Taux d’imposition : 78
  • Sobriquet : Lè Buïa-Tsa – Les Matous

Une page d’histoire

Patheroia (orthographe de l’époque) est mentionné en 1141 déjà. La bulle du pape Innocent III fait mention, au sujet de notre village, d’une chapelle filiale de Goumoens-la-Ville et dépendant de l’Abbaye de Montbenoît, en Bourgogne. Nous sommes en plein Moyen-Age et le Pays de Vaud participe au vaste mouvement de mise en valeur des terres qui accroît les ressources alimentaires dans toute l’Europe occidentale. Les habitants vivent tant bien que mal de l’agriculture. Le Pays de Vaud fait partie du Saint-Empire romain germanique, mais l’influence de l’Empereur ne se manifeste guère car la mainmise de l’Evêque de Lausanne est prépondérante.

Puis, dès 1207, la maison de Savoie prend pied au Pays de Vaud ; elle présidera à ses destinées pendant plus de trois siècles, soit jusqu’à la conquête Bernoise. Longtemps, le Gros-de-Vaud, pourtant si pleinement et si merveilleusement vaudois, a balancé entre Berne et Fribourg, recevant ordres, consignes et règles des bords de l’Aar, comme de ceux de la Sarine. L’organisation du baillage d’Orbe-Echallens, après 1490, comprend, en plus d’Orbe et d’Echallens, Assens, Bioley-Orjulaz, Eclagnens, Etagnières, Goumoëns-la-Ville, Goumoens-le-Jux, Oulens, Saint-Barthélemy, Bretigny, Villars-le-Terroir, Bottens, Poliez-le-Grand, Poliez-Pittet, Malapalud, Penthéréaz et Mex.

Le bailli réside au château d’Echallens et change tous les cinq ans, arrivant une fois de Berne, une fois de Fribourg. Mais les choses se gâtent quand Berne, en 1528 adopte la Réforme , tandis que Fribourg tient au « mode de vie selon le style, mode et observance des ordonnances de notre mère Sainte Eglise ». Mais, le Gros-de-Vaud offre une résistance qui ne sera jamais totalement vaincue. Ainsi, de 1484 à la Révolution de 1798, le Gros-de-Vaud vécut tantôt à l’heure bernoise, tantôt à l’heure fribourgeoise, s’accommodant d’ailleurs fort bien de cette double domination, sachant tirer parti d’une situation parfois ambiguë et apprenant dans la réalité de chaque jour les exigences de la tolérance.1

Bibliographie : Mottaz, dictionnaire historique du Canton de Vaud, Tome II, 1921

1 Chuard Jean-Pierre, « Merveilleux Gros-de-Vaud », Edition du Grand Pont 1981

Là Buia-Tza

” On raconte que, par mégarde, ou pour le laver, des gens de Penthéréaz avaient fait cuire le chat dans le cuveau de la lessive.”